La manipulation invisible au travail, un harcèlement moral non reconnu

unsplash-tim gouw

Combien de personnes sont amenées à démissionner car elles subissent un harcèlement ? Pour sauver sa peau, par épuisement, celui qui est dérangé doit partir et l’agresseur reste en place. Si ce n’est pas vous qui partez et que vous parlez de cette situation à vos supérieurs, ils vous poussent à partir. Sous prétexte d’être à l’écoute de votre souffrance, ils vous proposent un autre poste. Mais est-ce juste ? STOP à ce monde où nous sous-estimons les effets des harcèlements invisibles !

 

Le manipulateur pervers narcissique

Nous entendons parler du harcèlement sexuel. Nous parlons également d’un harcèlement moral lié à des paroles douteuses, de la moquerie.. Il existe dans ce harcèlement moral, une forme de manipulation invisible. Le terme de pervers narcissique est maintenant connu. Tout bienveillant en public et tyrannique en privé, le manipulateur pervers narcissique, divise pour mieux régner. Nous sommes des êtres humains, nous avons tous une faille, une faiblesse en nous. Cette personne a une forte capacité à trouver votre point faible et à aller creuser soit par plaisir de faire du mal soit par peur de ne pas briller autant que vous. Il y a donc là deux personnalités différentes. Centrons-nous sur cette dernière, le manipulateur pervers narcissique qui vous écrase car il est faible. Il ne supporte pas la concurrence, il veut régner et tout contrôler. Ses doutes, ses peurs, ses manques sont tellement grands qu’il ne s’auto-satisfait pas. Il est obligé de réduire votre bonheur et votre lumière qui lui font tant d’ombre pour exister.

 

Une manipulation perverse invisible sur vous et autour de vous. Mieux les reconnaître pour mieux s’en sortir !

Cette manipulation invisible s’exprime lentement et sans coup de vent. Ce manipulateur pervers vous manipule mais pas seulement. Il agit également et surtout sur les personnes de votre entourage pour vous évincer, vous pousser à la démission, vous isoler. Cette manipulation peut vous anéantir et vous détruire. Il est important d’en parler et de la reconnaître.

Vous allez travailler. Vous aimez votre travail. Une nouvelle personne arrive et là tout bascule.

Au départ, vous pensez à des incompréhensions. «Je me suis mal exprimé(e)», «On ne s’est pas compris», «Peut-être devrais-je faire différemment ?»

Et puis, la personne face à vous, exprime une certaine compréhension envers vous, en présence d’autres personnes. Tout en se mettant en avant et dans cette fausse empathie, elle déploie ses forces et son énergie à vous évincer petit à petit. Il peut y avoir quelques mots limites à votre sujet (Comme par exemple : « En fait, tu peux avoir de bonnes idées ! » …) mais ce n’est pas son mode de fonctionnement premier. Avant même que vous doutiez, elle se fait des alliés (le reste de l’équipe). Tout doucement, vous basculez dans un sentiment de culpabilité perpétuelle. Vous doutez de vous et de vos compétences. Cela donne du poids au manipulateur qui va avoir des choses concrètes à vous reprocher : isolement de votre part, ne s’intègre pas à l’équipe, ne propose pas de nouvelles idées… En effet, comme vous ne vous sentez pas confortable dans votre équipe, et qu’on vous évince (très discrètement) quoique vous proposiez, vous devenez moins efficace dans votre travail. Moins vous êtes efficace, plus vous culpabilisez. Nous voici dans un cercle vicieux.

Vous ressentez cela ? Vous n’avez pas de problème. C’est l’équipe qui a un problème. Dans une équipe professionnelle, il doit y avoir une compréhension des uns et des autres pour que cela fonctionne. Le manipulateur pervers n’a pas ou peu d’empathie. Cette manipulation, je l’appelle invisible car elle est subtile. Elle vous sort du jeu doucement, elle vous écarte et vous remplit de doutes. Une précision est à noter, vous pouvez êtes dans un cas de harcèlement moral sans pour autant être devant un manipulateur pervers narcissique.

Ce que vous pouvez ressentir :

  • Vous vous sentez seul(e),
  • Vous ressassez,
  • Pleurs,
  • Insomnie,
  • Déni et culpabilité – Vous vous dites que c’est vous car il n’y a pas vraiment quelque chose palpable qui montre qu’on vous manipule…,
  • Doute,
  • Baisse de confiance en vous,
  • Peur et stress en allant au travail, vous n’osez plus être spontané(e),
  • Anxiété même quand vous n’êtes pas au travail,
  • Quand la situation dure depuis longtemps, vous vous sentez vide. En effet, au bout d’un certain temps, vous n’avez plus la force, vous êtes fatigué(e).

Vous êtes unique. Cela veut dire que chacun éprouve à sa manière les choses. Vous n’allez pas forcément avoir tous ces symptômes.

Ce qui peut être mis en place de la part du manipulateur :

  • Avoir des alliés pour être plus fort,
  • Planning qui change petit à petit et vous ne pouvez donc pas vous présenter aux réunions,
  • Rétention d’information,
  • Regard insistant. Par exemple, quand vous posez une question, on vous regarde comme si celle-ci était ridicule. Mais si vous ne posez pas de question, on vous le reproche.
  • On ne tient pas compte des idées que vous proposez mais cette personne les reprend à son compte quelques temps après.
  • On vous reproche de ne pas vous intégrer à l’équipe, de ne pas vous investir dans le travail demandé.
  • Il y a des discours discordants.
  • Une fausse compassion et remise en question (en public) : «Ça m’inquiète, c’est peut-être moi qui ne comprend pas…Comment je peux t’aider »
  • Il avoue en public, un peu vos forces pour montrer qu’il est de bonne foi : «En revanche, c’est vrai que tu ne dis pas non quand on demande quelque chose…Ce que tu as fait là était bien…mais…»
  • Une légère à grande différence de comportement du manipulateur quand vous êtes seul(e) avec lui ou en compagnie d’autres personnes. Il est à noter que cette manipulation invisible dont nous parlons fait que la personne souhaite vous faire penser que c’est vous qui n’allez pas bien. Il se tiendra donc à carreaux le plus possible quand vous êtes seul avec lui également.

Ces exemples sont non exhaustifs. A chaque environnement de travail et manipulateur son champ d’action.

C’est le moment de prendre les rênes

Vous n’êtes pas faible. Cette situation peut arriver à tout le monde. Le manipulateur peut-être une femme ou un homme.

Ce que vous lisez résonne en vous ? Je suis là pour vous accompagner dans ce moment. Ne vous isolez pas.

deux personnes se font un câlin

Vous reprendrez bien un peu de câlins ?

Le câlin ! Certain l’aime un peu, d’autre beaucoup et d’autre encore à la folie. Mais ont-ils un bénéfice sur nous ? Sur nos enfants ?

Je pense que nous pouvons faire appel à notre expérience pour le savoir. Rappelez-vous cette dernière fois où on vous a réconforté avec un câlin, prit dans les bras ! Que cela vous a t-il procuré ? Quelle émotion est arrivée à vous ? Quelle sensation avez vous ressenti ?

Le câlin, sujet d’expérience ?

Il y a longtemps, on pensait que l’alimentation était ce qu’il y avait de plus important pour le bébé. Mais c’était sans compter sur les observations, théories et expériences de Spitz*, Bowlby**, Harlow*** et compagnie !

Harlow, un psychologue américain, décide de créer une expérience avec des singes pour vérifier la théorie de l’attachement de Bowlby. Expérience controversée car les singes sont séparés de leurs mères. Il les placent dans une cage où il y a un biberon d’un coté et une peluche ressemblant à une mère singe de l’autre coté. La question est de savoir où vont aller ces bébés singes ?
Contre toute attente, ils vont chercher la sécurité et la douceur de la peluche quitte à se laisser mourir de faim. Il démontre ainsi l’importance de la relation et de l’attachement.

Aujourd’hui, on sait également qu’un câlin permets de sécréter différentes hormones comme

  • l’endorphine : hormone du plaisir, du bonheur et du bien être.
  • l’ocytocine : hormone de l’attachement émotionnel et du lien social
  • la sérotonine et la dopamine, antistress naturels qui produisent un effet apaisant.

Vous l’avez compris ! Le câlin est donc un antistress naturel ! Comment ? En diminuant le rythme cardiaque et la tension artérielle notamment !

Avec un câlin, on vient prendre soin de l’autre, lui montrer qu’il est important pour nous. Cela stimule donc également la confiance en soi.

Un câlin avec respect

En revanche, il est important de respecter l’autre. Certains aiment être touchés, d’autre non. Notamment dans certaine pathologie où un simple effleurement est compliqué. Donc, oui aux câlins mais dans le respect des besoins et de la capacité à recevoir de l’autre. C’est un travail progressif d’accepter d’être touché, de recevoir des câlins. Il faut apprendre à s’aimer et/ou faire autrement que ce que nous avons appris, se sortir de l’éducation reçue (les garçons ne font pas de câlins, tu es trop grande pour avoir un câlin…).

Une chose est sûre, nous méritons tous des câlins !

7 minutes de câlin suffisent pour se sentir heureux

 

*Spitz : rené Arpad Spitz est un psychiatre et psychanalyste américain d’origine hongroise (source wikipédia)
**Bowlby : John Bowlby est un psychiatre et psychanalyste britannique, célèbre pour ses travaux sur l’attachement, la relation mère-enfant. (source Wikipédia)
***Harlow : Harry Harlow (né à Fairfield (Iowa) le 31 octobre 1905, mort le 6 décembre 1981) est un psychologue américain. (source wikipédia)