deux personnes se font un câlin

Vous reprendrez bien un peu de câlins ?

Le câlin ! Certain l’aime un peu, d’autre beaucoup et d’autre encore à la folie. Mais ont-ils un bénéfice sur nous ? Sur nos enfants ?

Je pense que nous pouvons faire appel à notre expérience pour le savoir. Rappelez-vous cette dernière fois où on vous a réconforté avec un câlin, prit dans les bras ! Que cela vous a t-il procuré ? Quelle émotion est arrivée à vous ? Quelle sensation avez vous ressenti ?

Le câlin, sujet d’expérience ?

Il y a longtemps, on pensait que l’alimentation était ce qu’il y avait de plus important pour le bébé. Mais c’était sans compter sur les observations, théories et expériences de Spitz*, Bowlby**, Harlow*** et compagnie !

Harlow, un psychologue américain, décide de créer une expérience avec des singes pour vérifier la théorie de l’attachement de Bowlby. Expérience controversée car les singes sont séparés de leurs mères. Il les placent dans une cage où il y a un biberon d’un coté et une peluche ressemblant à une mère singe de l’autre coté. La question est de savoir où vont aller ces bébés singes ?
Contre toute attente, ils vont chercher la sécurité et la douceur de la peluche quitte à se laisser mourir de faim. Il démontre ainsi l’importance de la relation et de l’attachement.

Aujourd’hui, on sait également qu’un câlin permets de sécréter différentes hormones comme

  • l’endorphine : hormone du plaisir, du bonheur et du bien être.
  • l’ocytocine : hormone de l’attachement émotionnel et du lien social
  • la sérotonine et la dopamine, antistress naturels qui produisent un effet apaisant.

Vous l’avez compris ! Le câlin est donc un antistress naturel ! Comment ? En diminuant le rythme cardiaque et la tension artérielle notamment !

Avec un câlin, on vient prendre soin de l’autre, lui montrer qu’il est important pour nous. Cela stimule donc également la confiance en soi.

Un câlin avec respect

En revanche, il est important de respecter l’autre. Certains aiment être touchés, d’autre non. Notamment dans certaine pathologie où un simple effleurement est compliqué. Donc, oui aux câlins mais dans le respect des besoins et de la capacité à recevoir de l’autre. C’est un travail progressif d’accepter d’être touché, de recevoir des câlins. Il faut apprendre à s’aimer et/ou faire autrement que ce que nous avons appris, se sortir de l’éducation reçue (les garçons ne font pas de câlins, tu es trop grande pour avoir un câlin…).

Une chose est sûre, nous méritons tous des câlins !

7 minutes de câlin suffisent pour se sentir heureux

 

*Spitz : rené Arpad Spitz est un psychiatre et psychanalyste américain d’origine hongroise (source wikipédia)
**Bowlby : John Bowlby est un psychiatre et psychanalyste britannique, célèbre pour ses travaux sur l’attachement, la relation mère-enfant. (source Wikipédia)
***Harlow : Harry Harlow (né à Fairfield (Iowa) le 31 octobre 1905, mort le 6 décembre 1981) est un psychologue américain. (source wikipédia)